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December 15th - RISKANGEL Awards at le Cercle Suedois in Paris.

Jan

30

Jérôme Kerviel ou le syndrôme ‘champion du monde’

Nous aimons relever les défis, aller toujours plus loin quitte à franchir certaines limites.

Après les €70 milliards de dettes d’un certain opérateur historique, les pertes d’une banque dont les noms ne seront pas prononcés dans ce post. Notre dernier champion du monde s’appelle Jérôme Kerviel. Un chiffre: 4,79 (puis 4.9). Ce n’est pas un chrono, ni une distance. Mais la plus grosse perte enregistrée par une banque en une journée. La pape de la perte boursière - Nick Leeson - est donc relayé au rang de petit joueur avec $1 milliard à la Barrings.

La bloggosphère est sur le coup, la presse aussi. Tout le monde veut tout savoir sur “ce mec qui a paumé €4,9 Milliards”. En quelques heures, sur tous les réseaux sociaux, des fiches ‘Jérôme Kerviel’ apparaissent tels des champignons. Les groupes Facebook à l’humour plus ou moins potache voient le jour. La photo a été jetée en pature aux assoifés de l’info. A vérifier, mais je pense que la dernière fois qu’un visage a été autant recherché remonte à un certain 11 septembre. Les graphistes s’y mettent aussi en reprenant les affiches de films et séries célèbres pour les remettre à l’heure de la ‘gloire’ (ou déchéance) de notre champion national. Les mots ‘respect’, ’sauvons la carrière de JK’… même des causes Jérôme Kerviel voient le jour, des fanclubs. Tout le monde est le coup, tout le monde aime Jérôme Kerviel.

A l’heure où le pouvoir d’achat est un enjeu de société, nous célébrons un homme qui a perdu €4,9 milliards.

Eric Delcroix est l’un des rares bloggeurs à souligner les dérives de la fièvre JK dans ce billet. Certains organisent des dons pendant que d’autres se posent la question du devenir de ses anciens collègues.
En partant du bureau ce soir, je songeais à la rédaction de ce post. J’ai croisé un collègue tapotant sur son clavier dans la pénombre, une scène qui pourra sans doute être réuitlisée dans un film du type ‘Trader 2 - the French Vision of the concept’. Néanmoins, une question de fond demeure. Le ‘jeune’ Jérôme Kerviel ayant innové en la matière, est-il pénalement responsable, est-il condamnable au regard du droit français? Son patron a tranché, certes. Mais la justice vient juste de commencer son travail, en mettant sur pied LA Dream Team de la Brigade Financière. Quand je dis que tous les ingrédients sont présents pour faire un film à l’américaine. Ben oui, ils aiment bien raconter ce genre d’histoires à rebondissement. A ce propos je viens de faire la conversion €4,9 milliards font $7,25 billions…

Dans quelques années, que deviendront toutes ces informations? Quand la fièvre sera retombée, et que cet homme (i.e sa famille) souhaitera tourner la page? En écrivant ces lignes, je suis consciente de ma participation à la vague enthousiaste de ces derniers jours. J’espère seulement que la lecture de ces quelques lignes en aura fait sourire plus d’un et au mieux s’interroger sur son comportement face à l’information.

Le groupe ‘Pour une éthique dans la bloggosphère’ est plus que jamais ouvert sur Facebook.

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Jan

9

Facebook, Plaxo et réseaux sociaux: les nouvelles formes de spam

Networkeuse professionnelle, je suis le témoin des évolutions des usages associés aux réseaux 2.0 et IRL (in real life). Je ne peux que constater que de plus en plus de mes contacts, en toute bonne foi, se livrent à du spam volontaire, et à d’autres moment involontaire.

La multiplication des plateformes et la mise en oeuvre de techniques virales, génère un spam massif. Je vous propose deux exemples liés à une actualité personnelle récente: Facebook, Plaxo 3.0.

  1. Hier, un de mes contacts professionnels s’insurge sur le fait que Facebook ait suspendu son compte pour ’spam’.
  2. A plusieurs reprises, j’ai alerté deux contacts professionnels sur Plaxo sur leur tendance à spammer mon groupe ‘RiskAngel’ avec des messages non liés avec les thématiques entreprenariat, levée de fonds, innovation.

Quand viralité rime avec spammer

I - Comment devient-on un Facebook spammer?
Facebook logoFacebook est un réseau social pour étudiant dont le modèle est basé sur la viralité. Quiconque utilise Facebook à des fins professionnelles, se trompe de plateforme.

Comme je l’explique dans l’article “Même Dieu est sur Facebook … et vous?” , la plateforme renforce l’ego des étudiants leaders d’opinion en mettant en lumière leur activité et attise donc leur popularité.

Au printemps 2007, l’ouverture aux APIs a renforcé le mécanisme de viralité active (”invite friends” pour rejoindre des groupes, des causes, et les fameuses applications + le système de notificaitons mail / mobile) en relayant au second plan la viralité passive (”News feed”, “Mini Feed”). Les deux mécanismes associés peuvent se traduire par un véritable spam ou plus précisément des messages non sollicités sur votre mail.

Comment spamme-t-on sur Facebook?

Sur Facebook, un membre envoie des messages non sollicités quand:

  • - son profil est ouvert (c’est le paramètre par défaut): il met en visibilité toute son activité Facebook: chacune de ses activtés alimente le ‘news feed’ et le ‘mini feed’ de ses contacts, s’il ne procède pas au paramétrage de son compte.
  • - il génère l’envoi des messages de notification lorsqu’il:
    1. envoie des messages d’invitations pour des applications dont la plupart du temps son entourage s’en fout,
    2. clique sur ‘poke’, ‘gift’, etc.
    3. laisse des messages amicaux (vidéos issues de Dailymotion, Youtube, et autres Slideshows) sur les blogs de ses amis.

En résumé, si un de vos amis Facebook ajoute une application par jour (sans décocher la case envoi 20 membres), rédige un message sur le blog d’un de ses amis membres, il génère au moins 5 messages / personne / jour. Faites les comptes à partir de 50 contacts! Ici on ne parle pas d’une communication de type courrier électronique, message de sympathie, etc. On parle bien de courrier non sollicité et commercial pour la plupart.

En quoi la viralité de Facebook est commerciale ?

Les développeurs l’ont compris, les applications Facebook peuvent générer un énorme business. Pour mieux comprendre, je vous invite à lire l’article du journal LE POINT : Millionnaire grâce à Facebook? . Vous comprendrez comment vous contribuez à l’enrichissement d’autres Facebook members. Et Facebook là dedans? si vous ne le savez pas, le modèle économique de Facebook basé la valorisation de la rétention de l’audience (temps passé sur Facebook) plus que sur le nombre de comptes ouverts. Je vois que vous commencez à comprendre …

II - Deuxième cas de Spam: Plaxo Pulse ou Plaxo 3.0

Plaxo pulse

Plaxo est à l’origine une application permettant de gérer son carnet d’adresses de manière dynamique dans la mesure où la mise à jour des coordonnées de vos contacts est laissé à leur discrétion. Avec la montée en puissance de LinkedIn, Xing, Viadeo, Facebook, les dirigeants n’ont pas eu d’autre choix que de développer des fonctionnalités communautaires, ne serait-ce que pour contrer la montée en puissance de ses concurrents tels que UNYK.

Sur ce réseau professionnel, comment l’attitude de certains membres provoque du Spamming?

1- Le virus des réseaux professionnels: tout le monde veut être votre ami. La plupart des networkers professionnels sont d’accord, votre réseau professionnel est sur Outlook et /ou sur votre mobile. En résumé, nombre d’amitiés virtuelles portent bien leur nom :-) . Faut-il accepter toutes requêtes d’amitié? Non.

2- Les fonctionnalités communautaires sont imaginées pour que la communauté présente s’auto-anime. Forums, groups, surveys (enquêtes) mails internes sont les fonctionnalités basiques retenues. Leur usage intensif peut s’avérer envahissant, pour ne pas dire SPAMMANT.

Du marketing de l’ego sur les réseaux sociaux ou pourquoi j’ai envoyé un mail “Don’t spam my group” à deux membres hyper-actifs plaxo?

Quand les membres confondent être présents et utilies et omniprésents et chiants sans valeur ajoutée.

Plaxo 3.0 propose des outils d’animation de son réseau professionnel. L’idée étant de créer et de partager une valeur informationnelle. Certains ont une soif insatiable de contacts et publient à tout va tout et n’importe. Ils doivent atteindre l’orgasme souriciel une grande satisfaction quand le nombre de contacts dépasse les 500 et la démulplication de leurs exactions les milliers de mails par jour.

Quels sont les risques de ces amitiés stériles pour ne pas dire contre-productives?

- de se voir dénoncés comme spammeurs et donc d’avoir son compte utilisateur suspendu
- de noyer l’information utile dans une flux sans fin d’informations non contextualisées et donc de lasser ses contacts
- de se décribiliser auprès de personnes qui, au départ avaient de l’estime et du respect pour le professionnel qu’ils sont sensés être sur ce type de réseau.

A titre d’exemple, sur mon groupe RISKANGEL, je vois apparaitre de manière brutale:

- Une vidéo de Nina Simone, puis une autre d’Ella Fitzgerald: si ces documents sont rares et intéressants, ils n’ont rien à faire dans le forum de mon groupe
- Une enquête sur les meilleures raisons de se marier. J’aurais préféré que les membres de mon groupe soient contactés pour une enquêtes sur les best practices du business planning.
- etc.

Bref, en quelques jours, je me suis vue obligée de me connecter pour supprimer ces messages indésirables, ou SPAM.

Les personnes en question ont confondu réseau à finalité professionnelle et réseau à finalité de développement de son ego. Cet ego gonfle avec les nombre de personnes emmerdées dérangées par ces messages intempestifs qui arrivent telle une pop-up de vacances quand il est 21.00 et que vous recherchez des infos pour compléter une présentation à un board.

Etant femme de réseau, l’envoi d’un mail explicite a permis certes d’exprimer mon mécontement et de me retrouver dans une situation, qui avec le recul s’avère fort amusante.

Figurez-vous que l’un des spammeurs en question a eu la charmante idée de créer un groupe “SPAMMING or NOT” ET donc de notifier tous ses contacts de la création de ce groupe + partage tous ses messages avec tous ces amis. Vous y croyez? :-) La fonction de ce groupe, définir ce qui est spam et non. Je dois avouer que les échanges sont complaisants à l’égard du contrevenant!

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Jan

2

Writing a business plan : tips by Tim Berry

While networking, people often asked me “How to write a (good) business plan?”, “what are the keys of success facing VCs”. There are no one answer as it depends on your business, the sector you adress and the type of investor you want to deal with. I think there are
some tips to keep in mind, and the man/woman, the entrepreneur you are is far most important than being graduate of a business school. Even if you are trained to make such documents.

Guy Kawasaki (Art of Start) and Tim Berry (Palo Alto Software) provided us some keys in this interview held on July 2007.

“Question: Who even reads business plans anymore?

Answer: How about “Who should read a business plan”? It’s not about whether venture capitalists read plans, it’s about planning to make your business better. So here’s who should read a plan:

First, you the owner, manager, author of the plan–and you’d better be the owner of the plan too—not some consultant. The plan is by you and for you and if tracking it, reviewing it, managing and executing it aren’t important to you, then you don’t understood planning. Planning isn’t about the document; it’s about controlling your destiny, running your business better, setting goals and tracking progress, and keeping your eyes on the horizon while not tripping over potholes in front of you. If you’re not going to read it regularly, then don’t ask anybody else to.

Second, team members, boards of directors, and collaborators. A business plan is a way to coordinate, communicate, and collaborate with accountability and tracking. It should get all the key people on the same page. Nobody can execute a plan they don’t know about.

Third, relevant outsiders. Banks, investors, boards of advisors, key consultants, and even occasionally—but only with caution—vendors or prospective new high-level employees.

Question: What’s the most important qualities of a plan?

Answer: First, a plan should set priorities with the understanding that you can’t do everything. After all the buzzwords and analysis, strategy is focus. What can you do better than anyone else? What’s your core competence?

Second, specifics. What’s going to happen, when, how much it’s going to cost, and who’s responsible for it.

Third, cash flow. Growth spurts in a company are good things, meaning more sales, and presumably more profits, but unplanned growth can suddenly sucks up liquidity and in the worst cases kill the company. Growth without prior planning can be as fun a hard kick in the stomach.

Here’s a story to illustrate the concept growth versus cash flow: Willamette River runs through Eugene where I live. More people drown in the slow deep portions of the river than in the rapids because people think they’re okay when it’s slow. Cash flow is like that, you think it’s okay when you’re growing and profitable. Profits are good, but cash and profits aren’t always timed together.

However, when you do have a “business plan event,” as we call it—meaning loan application, investment, or review for board of directors or advisors—then give your readers a break. Include charts to illustrate numbers. Use easy to read bullets. Use 12-point fonts for people over 50. Make an easy outline to follow. Include an executive summary that could stand alone if it has to because it will. Have chapters describing the company, what it sells, the market, the plan specifics —strategy, tactics, and programs, the management team, and the financial projections. Don’t be afraid to use PDF documents, they travel well and are convenient for all concerned. And let your readers decide whether they want hard copy.

Question: How can you project numbers for a new business with no history?

Answer: Aim for the educated guess. Educate the guess with back-up information laying out assumptions for how many potential buyers, what sort of penetration process through the market you’re projecting, and what experience shows in other industries. Look for indicator factors you can tie your numbers to, like web traffic and click-through and conversion rates for one kind of web business, or page views and ad views and ad revenues, on another.

Don’t sit around debating projections—start selling. Prove your sales projections with sales. One of the best things about working with Philippe Kahn during the early days of Borland International was how he jumped out of the planning and into the sales at a moment’s notice. Nothing made the projections more credible than the $90K bundling deal from a computer manufacturer that also put dollars in the bank account (and $90K bought more in 1983 than it does now). There’s no data substantiation better than actual sales.

Always try to get data you can pull apart into assumptions. I just used a web example, but even in the less data-rich world, you can project a restaurant sales by breaking it into meals per sitting and sittings per table and people per sitting and tables available and sittings per hour and peak hours and other hours, all of which helps to educate a guess.

Always try to add experience. People who know a business understand general scale in a way that’s extremely hard to duplicate from scratch. I understand that we’re talking about a new business here specifically, but new businesses are usually derivative. If you don’t have the experience yourself, find somebody who does, and entice them into sharing and listening a bit. Buy lunch. Use flattery. That’s why boards of advisors were invented, as a forum for lunch and flattery.

And remember: Start the planning process immediately. You’re projecting a new business only until you’ve finished the first month, and then you have plan versus actual to deal with. You’re laying down a plan so you can track the difference between plan and actual results. Your plan will always be wrong, but you’ll be tracking where, why, and in what direction.

Question: How do you know when you’re done?

Answer: A good business plan is never done. You’re going to be circling back around it for as long as you care about your business and want to manage it better. If your business plan is done then get out of that business, it’s dead. You’re always moving towards the horizon, and you’re business plan is always there to track where you’re going, mark the steps, and help you steer.

The absolute worst business plans ever, anywhere, are those plans in a drawer somewhere. If you’re not keeping it alive, it’s not planning; it’s just a plan. It’s history. It’s of no business value.

Question: What do you make of these “Web 2.0” entrepreneurs who say that the world is moving too fast for anything as “1.0” as a plan?

Answer: They’re referring to the the big fat “Business Plan” when what they need is planning. Planning is vital because it keeps you on track and mindful of important long-term strategy and objectives. A plan, on the other hand, a plan taken by itself, is only as good as the implementation it causes.

Planning is exactly what you need to deal with the speed of change. You have to remember that your business plan is always wrong—it has to be because it’s predicting the future and we’re human, we don’t do that very well. But it’s still vital because it’s the way you lay down tracks so you can follow up on the constant difference between plan and assumptions.

Without a plan, when assumptions are wrong you don’t even know what they were, how were they wrong, in what direction, and what can you do about it. With a plan, you use plan versus actual all the time to manage the difference between what you thought and what actually happened.

That’s what I love most about having a GPS unit in a car. When I screw up and take the wrong turn, the GPS still remembers where I wanted to go and tells me how to change my course. That’s what good managers do with a sound planning process.”

Category: Strategy, Marketing, Innovation, Management, funds | Leave a Comment
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