Posts Tagged ‘journée de la femme’

La journée de la femme? Depuis des années maintenant, la célébration des femmes se fait plus sur une journée mais sur un mois : le mois le plus guerrier et le plus fertile de l’année : le mois de Mars. Cette année fut la 100ème journée de la femme. Dans un récent post, je m’interrogeais sur le féminisme, et plus précisément s’il était démodé.

Pourquoi faut-il une centième célébration de la journée de la femme qui se conclut toujours  de  la même façon par ces phrases : “à l’année prochaine!” qui a précédé, “j’espère qu’un jour que cette journée sera devenue inutile”. Conclusion sous forme de cliché : on est bien des filles! (mdr)

Alors en 2011, quelles ont été mes aventures du mois de mars … “au féminin”?

JE SUIS TOP !

Tout a commencé par le spectacle “Je suis Top” de Blandine Metayer. Fadhila Brahimi accompagnée de sa maman m’y a invitée. Une occasion de faire une sortie entre filles et avec nos mamans. La mienne vous la connaissez déjà, c’est mon geek préféré testeuse de tablettes et aventurière inlassable des médias sociaux :)


La rencontre avec Blandine Métayer une occasion de discuter du vécu des femmes en entrepris. Des anecdotes livrées par des femmes et des hommes venus voir son spectacle. Pour ma part, ce que j’ai apprécié c’est le parcours émotionnel de cette femme à la trajectoire professionnelle remarquable qui prendra de gré et de force du recul sur son identité féminine, sa vie de femme, de mère et dirigeante. Ce spectacle s’adresse à tous et invite à l’introspection. Ceci étant dit. On a bien rigolé, nos mamans aussi au point de participer au spectacle (mdr).

DU NETWORKING DANS UN SALON DE COIFFURE PRIVATISE : L’IDEE ETAIT INTERESSANTE, CEPENDANT …

Je recommence depuis le début :  une soirée est organisée par un grand groupe “digital” dans un salon de coiffure pour faire coup double : lancer son nouveau service on-line pour les femmes et créer un happening original dans un salon de coiffure. l’idée est intéressante : on n’a jamais le temps d’y aller et la perspective de rencontrer des personnes intéressantes dans un cadre décalé a éveillé ma curiosité (pas de longs discours, du fun en perspective avec du networking). Me voila donc partie pour vivre une expérience de networking inconnue : un salon de coiffure privatisé pour la journée de la femme, avec un population triée sur le volet. Lorsque j’arrive à 20H00 les têtes se retournent, certaines palissent : un faute de goût? Non, j’étais maquillée, les cheveux plaqués, habillé classiquement. Un pigeon se serait-il oublié sur mon manteau en cuir? Non, il est comme neuf. mon rouge à lèvre à bavé lorsque j’ai éternué? Non plus. Un coulure sur le contour de mes yeux? non, non, plus … Ah, mes lunettes sont top ! Les leurs aussi …Un excès de poids? A ce moment là je ne suis pas la seule, même si nous ne sommes pas nombreuses.

Ah! oui, le vestiaire. Ce regard bizarre continue. Le temps de me reposer une question et me voilà devant deux jeunes femmes l’une blonde, l’autre brune qui n’arrêtent pas de parler et de me poser des questions. Pendant ce temps, je vois le responsable du salon arpenter de long en large et de travers à la recherche de quelque chose. A chaque fois qu’il passe, il me regarde l’air inquiet et mes interlocutrices, le regard crispé continuent leur besogne : m’occuper. Pourquoi me direz-vous? Je crois qu’en plein Paris, en mars 2011, pour la journée de la femme, chez un coiffeur, les organisateurs n’ont pas songé qu’une femme Noire – aux cheveux crépus – puisse se joindre à elles pour un networking “convivial. Poliment, j’indique que je pourrai me contenter d’une manucure. Jusqu’à ce que l’on me propose les services d’un coiffeur “ayant l’habitude de travailler les cheveux crépus” pour : un brushing / coupe.

D’abord un shampoing – soin : ce fut agréable. Au moment de sécher mes cheveux avec une serviette. Le jeune femme pose la serviette sur ma tête, absorbe à minima. Je lui demande si elle est sûre que je peux lever : la réponse est sans équivoque et le résultat aussi : je me mets debout et toute l’eau de mes cheveux tombe sur ma veste, mon pull. Me voilà donc trempée. Direction donc le brushing : la séance coiffure aura duré plus 1H30. Quand on n’a pas l’habitude, cela peut s’avérer long. Et le résultat alors? Je comprends bien que vous n’avez pas lu toutes ces lignes pour ne rien voir … je me suis trouvée changée en rentrant chez moi. bon d’accord: cliquez ici

SHOOTINGS,  INTERVIEWS : on garde le rythme !

Femmes en Capitale

Axelle Jah m’a gentiment demandé de rejoindre le panel de femmes devant illustrer sa 100ème édition de femmes en capitales. Un blog original regroupant les témoignages de femmes amoureuses de leurs ville Paris. Une rencontre Au Saut du Loup rue de Rivoli, une séance photo avec son binôme et voilà le résultat : c’est la première fois que je livre autant sur un support qui n’est pas sous mon contrôle. Les photos ne sont pas retouchées, et les autres femmes en capitale, sont belles et sincères. Un blog à découvrir, à savourer avec délice pour celles qui adorent tout comme moi Paris.

Oui, entre temps, j’ai adopté le port de la casquette (mdr). Merci à Doris Le de me rendre si …

Les femmes et les réseaux d’affaires ultramarins (de l’outre-mer)

De mes activités extra-professionnelles, il en est une que j’apprécie : le financement des entreprises. Lorsque Daniel Hierso m’a proposé de rejoindre Outre-Mer Network et d’en devenir Vice-Présidente, j’ai accepté pour me mettre au service d’autres et capitaliser sur mon expérience de RISKANGEL. Cette interview avec Gaelle Picut (que j’ai retrouvée avec plaisir depuis MaViePro) a été l’occasion de faire un bilan du business dans la caraïbe et des opportunités offertes par le réseau. Pour les femmes entrepreneurs, nous sommes partenaire du concours Power Starter organisé par Cyber-Elles.

Un webzine (dont la sortie a été retardée :) et dont je garde secret pour le moment

Les femmes et les réseaux sociaux : quelles sont les incontournables? La réponse bientôt en ligne, soyez patients !

Le marathon du 8 mars : jongler avec les invitations, le temps, les déplacements, les imprévus, le réel et le virtuel

Ma journée a commencé par la promotion de l’article d’Andrée Fraiderick-Vertino : “3 couleurs Orange” qui relate sa rencontre avec 3 dirigeantes d’Orange et un stratège pour laquelle j’ai joué le rôle de connector. Le résultat est surprenant de beauté (magnifiques photos de James Bort) et d’authenticité (on sort du discours plaqué corporate des grands groupe). Christine Albanel, Odile Roujol, Alice Holzman se livrent avec pudeur et sincérité sur leurs visions d’une marque emblématique, leurs métiers et leurs soutiens pour la création au sein des écoles de design (concours Orange Vous Souffle à l’Oreille).

Orange Village – Table ronde sur les Femmes chez Orange.

Le moment que j’ai préféré en tant qu’animatrice de cette table ronde? incontestablement lorsque les femmes ont parlé de leurs hommes (managers, mari, enfants) et quand les hommes parlent de leurs femmes (collaboratrices, managers, conjoint, enfants). Vous en dire plus? ce n’est pas possible. : le débat fut interne.

Cercle Inter-Elles : pourquoi je n’y suis pas allée?

On ne peut être partout à la fois. Je dois avouer qu’après des années de combat féministe, Ma place est ailleurs que dans ce grandes messes éphémères où on nous sort de nos boites pour mieux les refermer hermétiquement juste après. Pour celles qui n’ont pas l’habitude de networker: c’est énergisant. Pour les veilles des réseaux sociaux comme moi: c’est redite, sur redites. Pour finir sur ce “à l’année prochaine” qui m’agace tant, car il est teinté de fatalisme et d’immobilisme.

Le Girlz in Web , Accent Sur Elles : de belles invitations auxquelles je n’ai pu me rendre faute de temps.

Ma rencontre avec Jeanne Romana au Salon du Livre de Paris

Le mois de Mars, c’est aussi le Salon du Livre de Paris. Une foire aux allures de supermarché le samedi 10h00 ou le mardi en nocturne 21H00. C’est pareil : tout aussi vide de sens, tout aussi (des)organisé pour vous prendre l’argent de votre porte-monnaie et si peu enclin à vous donner la place que vous méritez celui du lecteur qui va la rencontre de ceux qui font rêver, fibrer leur imaginaire. Je ne parle pas de livre numérique, d’expérience transmédia. Je parle d’une vraie rencontre autour d’une émotion.

Les grands héros ont aussi des Mamans : c’est ainsi que débute ma rencontre avec Jeanne Romana auteure d’un livre qui donne une place bien méritée à celles que l’on oublie souvent : les mères des héros. Dans la vidéo ci-dessous, elle nous raconte l’histoire de son livre et l’histoire racontée dans son livre Nanon et moi, Le chavelier de Saint-Georges édité aux Editions Dagan.

Nanon et Moi par l’éditeur : “Où était donc Nanon, la mère du Chevalier de Saint-George, quand son fils brillait à Paris et Londres auprès de la reine Marie-Antoinette, du roi Louis XVI, de Philippe d’Orléans, de Mozart, de Haydn, du chevalier d’Eon, de la noblesse anglaise ? Ce vide dans les biographies existantes du célèbre compositeur et escrimeur a créé une frustration chez la romancière. Aussi, elle décide de redonner vie à Nanon. Ce livre est un vibrant hommage à la mère de Saint-George, l’esclave oubliée par tous ceux qui ont tant admiré son fils. Jeanne Romana a reconstitué un itinéraire pour Nanon, semblable à celui de toutes ces jeunes filles africaines arrachées à leur vie quotidienne pour finir dans une plantation des Amériques loin de leur terre d’origine où elles allaient mener une vie d’esclave. Puis, l’auteur s est plu à replacer Nanon dans le contexte révolutionnaire français, dans les années 1770-1789. Elle y côtoie les bonnets phrygiens des hommes et des femmes qui voyaient enfin émerger des valeurs de fraternité, de liberté, d’égalité.”

Et pour finir le mois en beauté : le Montmartre des Blogueuses, 3ème édition, le 29 mars 2011

Je ne sais pas ce que je vais leur raconter, maintenant que j’ai tout dit de mon mois de mars au féminin !!!

100-femmes-inoubliables

100 femmes inoubliables

Hier, clouée au fond de mon lit, au moment de la grande messe annuelle, nommée journée internationale de la femme, j’ai parcouru les sites et autres blogs à la recherche d’informations sur cette journée si spéciale puisque voilà  plus de 100 ans de combats, d’avancées. Le livre 100 femmes inoubliables rassemble les 100 biographies de femmes qui ont changé le cours de l’histoire. L’originalité de ce livre est de mettre en lumières des femmes leaders des sphères politiques, économiques, sportives ET de toutes origines. J’ai longtemps souligné le manque de représentatité des minorités parmi les grands figures du féminisme, ce livre ouvre la voie de l’inclusion. Un grand merci à son auteur Katia Chapoutier.

nouvelle-encyclopedie-politique-et-historique-des-femmes

Nouvelle encyclopédie politique et historique des femmes

Nouvelle encyclopédie politique et historique des femmes de Christine Fauré est une mise à jour des versions précedentes. A consulter pour approfondir des points historiques plus qu’à lire comme un roman. Le mérite de cet ouvrage est de fournir un panorama du féminisme occidental sur plus de 200 ans.

Où en sommes-nous aujourd’hui?  Les femmes représentent 47,2% de la population active et elles sont 83% entre 25 et 49 ans à travailler. 

Nombre d’entre-elles s’affirment, s’épanouissent dans leur vie professionelle. Dans le documentaire d’Agnes Poirier “Bienvenue dans la Vraie Vie des Femmes”, je me rappelle de ces paroles de femmes entre les plus jeunes dont la vie professionnelle bénéficie pleinement des avancées et pour lequel le féminisme est plus perçu comme un mouvement à moderniser  : si elles sentent bien une différence de traitement dans leurs trajectoires professionnelles, elles ne se reconnaissent pas dans le militantisme (très) visible (voire caricatural) de leur ainées. Avec les hommes, pas contre les hommes, intégrer des résaux de femmes pour partager les expériences, bénéficier de l’expérience de femmes plus expérimentées au travers de réseaux professionnels voire sous forme de mentoring .

Selon MaViePro, un grand groupe aurait interviewé plus de 1000 femmes sur leurs priorités professionnelles. Un cliché tombe. Les 2 critères majoritaires pour choisir un postes sont les challenges du poste (75%) et par la rémunération (71%)… tout comme les hommes. Les résultats laissent songeur quand aux politiques de diversité ménées par les entreprises et les actions prioritaires retenues : La levée de boucliers (NKM, Cécile Duflot entre autres) autour du livre d’Elisabeth Badinter “Le conflit“ montre qu’il existe un débat de fond qui ne doit pas nous éloigner des  fondamentaux de la promotion de la femme dans son rôle économique, politique et social.

 Néanmoins, les paroles de la Sénatrice Yvette Roudy  sur la nécessaire poursuite du combat pour la promotion des femmes résonnent toujours dans mes oreilles : les lois en faveur des femmes restent récentes, que faisons au quotidien pour nous assurer qu’elles soient bien appliquées et pour conquérir d’autres avancées?  

 Je rappelle, les femmes représentent 47,2% de la population active et elles sont 83% entre 25 et 49 ans à travailler. La probabilité pour accéder à des fonctions de management sont équivalentes à celles des hommes.  Plus grave, à compétences égales, les trajectoires profesionnelles sont complètement décorrélées de celles des hommes. Simone Veil a souligné avec force et conviction l’absence de femmes dans les 3 dernières nominations des membres du Conseil Constitutionnel. Pour ma part, je regarde également avec stupéfaction le nombre ahurissant de femmes dirigeantes dans nos sociétés du CAC 40. Avons-nous un problème de vivier de candidates crédibles à occuper les plus hautes fonctions économiques, politiques? Ces femmes pouvant occuper ces postes, sont-elles connues des réseaux d’influence fort présents dès qu’il s’agit de s’approcher, d’avoir un pouvoir?

Je souligne l’article sur la journée de la Femme 2010 d’Andrée Fraiderik-Vertino - Business Madame sur envie d’entreprendre qui liste les initiatives portées par les réseaux de femmes professionnelles.

En résumé …

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